Gerassimos Zorbas
Lorsque j’ai quitté mon île natale de Corfou, en 1969, pour faire des études de droit à l’Université Catholique de Louvain, je n’ai jamais pensé que serais toujours à Bruxelles près de 40 ans plus tard. Etudiant, étudiant jobiste, étudiant boursier, documentaliste, assistant, avocat et puis fonctionnaire, eurocrate( !) pendant près de 25 ans. Voilà, c'est tout
Auteur ou co-auteur d’ouvrages et articles en droit international privé et en droit social européen, j’avais envie de m’exprimer en dehors des revues pour des spécialistes. Il est vrai que l’Internet offre cette possibilité à tous ceux qui ont une passion et qui souhaitent l’exprimer. La mienne c’est la politique, celle de l’Europe et celle des Balkans. Mais c’est aussi le social.
Par le hasard de la vie professionnelle, j’ai participé, à travers mes différentes fonctions au sein de la Commission européenne, à élaboration de la plupart des documents européens concernant le droit social européen que ce soit l’égalité entre les hommes et les femmes, le droit du travail, la libre circulation des travailleurs, la lutte contre les discriminations, la santé et la sécurité, le dialogue social européen ou la Charte européenne des droits sociaux fondamentaux des travailleurs. En 1999, j’étais le défenseur, au disciplinaire, de mon jeune collègue hollandais, Paul van Buitenen, aujourd’hui parlementaire européen, qui a fait tomber la Commission suite au scandale provoqué par l’ancienne première ministre française Edith Cresson, lorsqu'elle était commissaire européenne. Après avoir été membre du cabinet de l’ancienne commissaire européenne Anna Diamantopoulou (1999-2004), et maître des conférences invité à l’Université catholique de Louvain (Belgique) j’ai décidé en janvier 2007 de prendre ma préretraite pour pouvoir m’exprimer librement sur les sujets politiques qui me préoccupent. Comme plusieurs autres fonctionnaires européens, j’ai participé pendant près de 25 ans à des centaines de conférences. A chaque fois, il était naturel d'exposer le point de vue de mon Institution. A coté de mes fonctions j’étais aussi le vice président du plus grand syndicat des fonctionnaires de la Commission européenne et aussi membre du réseau des personnes de confiance, créé au sein de la Commission européenne, pour combattre le harcèlement moral et sexuel. J’ai gardé de cette dernière expérience le souvenir de bien des misères humaines et la certitude qu’il faut les combattre, tant la souffrance est grande pour ceux qui subissent un harcèlement.










