25.09.2007
CORFOU ET LANGUE FRANCAISE
J’emprunte du journal des Français à l’étranger et de la presse locale de Corfou, la brève relation concernant la visite de l’Ambassadeur de France en Grèce, Christophe Farnaud, à Corfou, les 19 et 20 septembre. Dans le cadre d’une visite protocolaire, l’ambassadeur a rencontré le maire de la ville, M Sotiris Mikalef, ainsi que le préfet de Corfou, Stephanos Poulimenos, avant de déposer une gerbe au cimetière militaire français de Gastouri. Ayant rencontré le recteur de l’Université Ionienne Dimitris Tsougarakis, ils ont évoqué la collaboration franco-hellénique dans le secteur universitaire et la possibilité de mettre en œuvre un Master commun franco-hellénique dans le domaine des archives. Cette université est en effet un acteur important de la francophonie en Grèce grâce, notamment, à un programme commun avec l’Université française de Caen. L'ambassadeur a ensuite assisté à une réception donnée sur la frégate française "Cassard", qui faisait escale à Corfou, jusqu’aujourd’hui.
Le lendemain, M. Farnaud s'est rendu à la Vieille Forteresse de Corfou pour visiter le Centre National des Archives, dirigé par Aliki Nikiforou, et la 21e Ephorie Byzantine gérée par Diamanto Rigakou, co-organisatrice avec le Musée des civilisations d’Europe et de Méditerranée de Marseille de l’exposition "Ex-votos et Miracles". Il a ensuite assisté à la remise officielle des livres offerts par l’association française ADIFLOR dans le cadre du projet commun de la Bibliothèque Publique et de l’Agence Consulaire de Corfou d’ouvrir section de livres francophones. (www.lepetitjournal.com; Episimanseis tis kyriakis)
Le lendemain, M. Farnaud s'est rendu à la Vieille Forteresse de Corfou pour visiter le Centre National des Archives, dirigé par Aliki Nikiforou, et la 21e Ephorie Byzantine gérée par Diamanto Rigakou, co-organisatrice avec le Musée des civilisations d’Europe et de Méditerranée de Marseille de l’exposition "Ex-votos et Miracles". Il a ensuite assisté à la remise officielle des livres offerts par l’association française ADIFLOR dans le cadre du projet commun de la Bibliothèque Publique et de l’Agence Consulaire de Corfou d’ouvrir section de livres francophones. (www.lepetitjournal.com; Episimanseis tis kyriakis)
Je ne peux qu’approuver cette démarche. N’empêche. Le gouvernement français n’est pas toujours cohérent. Il a ainsi, il y a quelques années, fermé l’antenne de l’Institut français d’Athènes à Corfou, une véritable pépinière d’enfants grecs dont leur famille voulait qu’ils apprennent le français . A l’heure où la langue française est mise sous pression-la langue n’est pas seulement un outil de communication, il est aussi un outil politique, il suffit de voir ce qui se passe au niveau européen - de telles décisions sont pour le moins incompréhensibles. Il est à espérer que le jeune ambassadeur qui a déjà une expérience diplomatique et politique sera sensible à cet aspect.
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